L’IA tue-t-elle l’offshore au Vietnam ? Le dossier de recherche complet

« L’IA tue l’offshore au Vietnam » : j’ai lu les deux camps, vérifié leurs chiffres et regardé qui a payé chaque étude. Le dossier de recherche complet, sources à l’appui, en lecture libre.

Dossier de recherche · août 2026 · en lecture libre

1. Pourquoi ce dossier

Deux conversations en deux semaines, la même question : avec l’IA, est-ce que délocaliser ses projets tech au Vietnam a encore un avenir ?

Cette question, on me l’a posée deux fois ces dernières semaines, et la presse IT se la pose depuis le printemps. Elle mérite mieux qu’une réponse de comptoir : des licenciements bien réels ont eu lieu, des études sérieuses circulent, et des dirigeants prennent aujourd’hui des décisions sur cette base. Ce dossier rassemble ce que j’ai lu et vérifié pour me faire une opinion.

Vous y trouverez les deux camps. Certains sont convaincus que l’IA agentique va remplacer le développement externalisé, et leurs arguments sont intéressants. D’autres sont plus nuancés, voire prêts à défendre les développeurs, et leurs analyses le sont tout autant. Chaque source a aussi ses intérêts commerciaux ; je le précise à chaque fois, et cela vaut pour moi aussi, puisque je vends du pilotage d’équipes vietnamiennes. À vous de lire avec ce contexte en tête.

Ma conclusion, je vous la donne d’entrée. L’IA agentique est clairement l’avenir du métier, et s’y mettre n’est plus optionnel. Mais ce que nous vivons est une transformation, pas une mort : parler de « fin de l’offshore » me semble très exagéré. Le Vietnam a pris le virage au niveau de l’État, et y construire une équipe tech garde tout son sens. Cela en prend même davantage, à condition d’y chercher un partenariat durable et une culture d’équipe commune, et non plus une simple ligne d’économies. Ce modèle-là, celui du low-cost court terme, est effectivement en train de disparaître.

La vidéo qui accompagne ce dossier : « La fin du développeur pas cher au Vietnam ? Mon analyse de l’intérieur ».

Méthode. Chaque chiffre porte sa source et sa date, chaque citation est reproduite mot pour mot dans sa langue d’origine, et chaque capture d’écran a été prise le 25 août 2026. Vous pouvez tout vérifier vous-même : les liens sont en fin d’article.

2. Le point de départ : un signal fort, et une presse qui s’interroge

En juin 2026, Opendoor, société technologique immobilière américaine, officialise le démantèlement complet de sa filiale de développement en Inde dans le cadre de sa stratégie « Opendoor 2.0 » : 250 ingénieurs et analystes licenciés à Chennai, Hyderabad et Bengaluru. La justification avancée n’est pas la performance des équipes, mais le changement de modèle d’exécution. Et ces postes ne sont pas forcément recréés aux États-Unis : une partie de l’exécution passe à l’IA.

Citation : Opendoor démantèle sa filiale de développement en Inde, 250 postes supprimés

On peut naturellement imaginer la même tendance toucher le Vietnam : des entreprises françaises ou européennes qui rapatrient une partie de leur développement en le confiant à des agents. C’est ce scénario que la presse IT francophone explore depuis le printemps, dans la foulée de l’étude Reply.

Capture de l'article IT Social du 11 mars 2026 sur l'IA et le marché de l'externalisation offshore
IT Social, 11 mars 2026 : « L’IA dans le développement logiciel met en péril le marché de l’externalisation offshore ». Capture du 25/08/2026.
Capture de l'article IT for Business du 12 mai 2026 sur l'IA agentique et l'offshore
IT for Business, 12 mai 2026 : « L’IA agentique va-t-elle remplacer l’offshore ? ». Capture du 25/08/2026.

3. Ceux qui annoncent la fin de l’offshore : l’étude Reply

Les chiffres sont sérieux et méritent d’être lus. Le commanditaire vend une alternative à l’offshore ; il faut le savoir en lisant.

L’étude « From Code to Control » (Forrester Consulting, février 2026) interroge 536 dirigeants IT en Europe et aux États-Unis. Ses conclusions :

93 % des organisations prévoient d'adopter l'IA agentique comme alternative au développement externalisé, étude Forrester pour Reply

Sur ce point, je rejoins d’ailleurs les dirigeants interrogés : intégrer l’IA agentique est à mon avis la stratégie à adopter dès maintenant, si ce n’est pas déjà fait. S’y ajoutent deux griefs structurels contre l’offshoring traditionnel : 78 % des dirigeants estiment qu’il complique la conformité RGPD (« 78% of leaders report that traditional offshoring complicates adherence to critical regulations such as GDPR »), et 76 % y voient un risque accru de bugs, de reprises et de dette technique (« 76% of firms find that traditional offshore models carry a higher risk of bugs, rework, and technical debt »). Ces deux inquiétudes ne datent pas de l’IA : confier son code et ses données à l’autre bout du monde sans en garder le contrôle a toujours été un risque. L’IA le rend simplement plus visible.

Puis vient la ligne que presque aucune reprise presse ne cite :

Mention « commissioned by Reply » : qui a payé l'étude From Code to Control

Reply est un groupe IT coté qui commercialise Silicon Shoring, présenté explicitement comme l’alternative multi-agents à l’offshoring. L’étude est solide et les dirigeants interrogés sont réels, mais le commanditaire vend le remède au mal qu’il diagnostique : il prêche pour sa paroisse, comme la plupart des acteurs de ce débat. À garder en tête en lisant chaque pourcentage.

Capture de la page officielle de l'étude From Code to Control sur reply.com
La page officielle de l’étude sur reply.com (« Research, Feb 2026 »). Capture du 25/08/2026.

L’étude contient d’ailleurs elle-même une nuance importante, souvent omise : l’écart entre l’intention déclarée et la réalité opérationnelle.

L'écart entre intention déclarée et réalité : 76 % ont adopté l'IA, 20 % seulement l'ont généralisée

Le rapport MIT NANDA « The GenAI Divide — State of AI in Business 2025 » mesure le même écart côté résultats : l’immense majorité des pilotes d’IA générative ne produit pas encore de retour sur investissement mesurable. L’IA transforme réellement le métier, mais moins vite que les communiqués ne l’annoncent. C’est aussi ce que je constate en pratique : j’utilise ces outils tous les jours, et un agent laissé sans cadrage peut produire de la dette technique ou partir sur des sujets sans rapport avec le scope demandé. L’humain reste très présent dans la boucle.

Rapport MIT NANDA : 95 % des projets pilotes d'IA générative ne produisent pas de retour sur investissement mesurable

4. Ceux qui défendent le terrain : l’enquête Sourcefit

Face à l’étude Reply, le camp adverse a lui aussi ses chiffres. Sourcefit, prestataire d’outsourcing basé à Manille, a interrogé près de 2 000 de ses employés entre février et juillet 2026 (Philippines, Afrique du Sud, République dominicaine, Madagascar) :

Enquête Sourcefit : moins de 7 % des professionnels de l'offshore craignent que l'IA nuise à leur poste
Capture du communiqué Sourcefit du 29 juillet 2026 sur PR Newswire
Le communiqué sur PR Newswire, 29 juillet 2026, avec la mention « News provided by Sourcefit » : l’enquête est publiée par l’entreprise elle-même. Capture du 25/08/2026.

L’enquête vient d’un vendeur d’outsourcing qui constate que ses propres employés n’ont pas peur de l’IA : là encore, la source prêche pour sa paroisse. Les chiffres restent parlants : 68 % des répondants déclarent des gains de productivité grâce à l’IA, et 52 % l’utilisent chaque semaine. Sur le terrain, la période est vécue moins comme une menace que comme un changement d’outils.

C’est cohérent avec ce que je vois au Vietnam. J’ai récemment animé un talk pour VietAssist, une communauté qui aide à recruter des freelances vietnamiens, et la question de l’IA a occupé une bonne partie de la discussion : la plupart des développeurs présents s’y étaient déjà mis, certains à un très bon niveau, et la période est plutôt abordée avec confiance.

5. Ce qui disparaît vraiment : le développeur preneur d’ordres

Le point de convergence de toutes les sources, et il n’est pas géographique.

Ce qui disparaît, c’est un profil précis : le développeur qui attend une spécification parfaite pour se mettre à coder, qui exécute les demandes sans les questionner, et qui ne comprend pas ce qu’il construit. Le rapport MIT montre que l’IA déplace d’abord les rôles externalisés à faible valeur (saisie de données, tests basiques, support de niveau 1) et les contrats de BPO, pas l’ingénierie produit ni la connaissance de l’architecture et de la dette technique d’un produit.

Full Scale, prestataire offshore lui aussi, donc juge et partie, mais lucide sur son propre marché, le formule mieux que personne :

Citation Full Scale : « AI has commoditized routine coding »

Et sur le profil condamné : « …the exact skill the order-taker developer never had to build, because their job was to wait for someone else to do the thinking. » La compétence que le preneur d’ordres n’a jamais eu à construire, parce que son travail consistait à attendre que quelqu’un d’autre réfléchisse à sa place. Honnêtement, peu de monde regrettera ce modèle : micromanager une équipe qui exécute sans réfléchir n’a jamais fait plaisir à personne, ni au client, ni au développeur.

Capture de l'article Full Scale du 4 juin 2026 sur les tendances du développement offshore
Full Scale, 4 juin 2026 : « Offshore Software Development Trends: What AI Changed in 2026 ». Capture du 25/08/2026.

Trois conséquences, valables à Paris comme à Hô Chi Minh. Les gagnants participent à décider quel code écrire, challengent les exigences incohérentes, et suivent le projet jusqu’au déploiement. Les juniors sont fragilisés : leur porte d’entrée classique, les tâches simples, est précisément ce qui s’automatise. Il y a cependant une lecture positive : un junior doit désormais apprendre dès ses premières semaines à cadrer une demande, étudier les risques et dialoguer avec le client. Ces compétences étaient réservées aux managers, mais rien n’empêche de les apprendre tôt. Ceux qui refusent l’IA ou le contact client, par manque d’expérience ou de volonté, sont en réelle difficulté. Et c’est un phénomène mondial, pas vietnamien.

6. Ce qui disparaît aussi : la facturation au jour-homme

Le deuxième modèle en fin de vie est économique. Facturer du temps n’a de sens que si le temps reflète l’effort. Avec l’IA, cette équivalence ne tient plus : une équipe qui a chiffré 90 jours-homme n’en passe probablement plus autant. Ce n’est pas une arnaque, c’est un modèle qui devient obsolète. Le schéma ci-dessous est volontairement caricatural, pour rendre la bascule visible :

Schéma : ancien monde de la facturation au jour-homme contre nouveau monde de l'engagement de résultat

Je pense que cette évolution est saine pour tout le monde. Elle pousse les sociétés de services à définir leur valeur ajoutée et à construire de vraies offres (engagement de résultat, maintenance incluse, itérations comprises) au lieu de vendre de la présence. La négociation devient plus simple : vous savez ce que vous obtenez et à quel prix, et l’équipe s’organise comme elle l’entend pour y arriver. Certains prestataires ne s’adapteront pas, c’est le prix de la transition. En attendant, trois questions à poser à votre prestataire dès maintenant : qu’est-ce que j’obtiens, en échange de quoi ? Est-ce que je paie une présence ou un résultat ? Comment justifiez-vous les jours facturés ?

7. Le Vietnam a déjà tourné la page

Pendant que l’Europe débat, le Vietnam a choisi sa direction. Officiellement, par écrit.

En décembre 2024, la Résolution 57-NQ/TW du Politburo déclare l’IA et les semi-conducteurs priorités nationales stratégiques, avec un objectif affiché : top 3 de l’ASEAN et top 50 mondial en maturité IA d’ici 2030. Le texte officiel dit ceci :

Citation de la Résolution 57 : passer du travail à forte intensité de main-d'oeuvre au travail porté par l'innovation
Capture de l'article VOV du 7 août 2026 sur la mise en oeuvre de la Résolution 57
Voice of Vietnam (VOV), 7 août 2026 : le secrétaire général Tô Lâm décrit la transition « du travail à forte intensité de main-d’œuvre vers le travail porté par l’innovation » comme un objectif central de la Résolution 57. Capture du 25/08/2026.

Et l’exécution suit. Quelques marqueurs, tous sourcés :

FPT et NVIDIA investissent 200 millions de dollars dans une usine à intelligence artificielle au Vietnam
Chiffres gouvernementaux vietnamiens : 1,9 million de personnes dans la tech et 7 000 ingénieurs en semi-conducteurs
Le Vietnam compte plus de 18 000 développeurs spécialisés en intelligence artificielle

C’est aussi une question de souveraineté, à laquelle le Vietnam est très attaché : héberger ses propres capacités d’IA plutôt que de dépendre entièrement d’infrastructures étrangères.

Conséquence directe sur les salaires : comptez environ 1 500 à 2 800 $/mois pour un mid-level solide à Hô Chi Minh-Ville ou Hanoï, et 2 800 à 4 500 $+ pour un senior (guides salariaux 2026 : VietnamDevs, Techtack, ITviec, liens en fin d’article). Le marché vietnamien passe d’un avantage de coût à un avantage de talent. Pour qui cherche une équipe durable plutôt que des ressources jetables, c’est une bonne nouvelle : des salaires qui montent, ce sont aussi des carrières qui retiennent les bons profils.

Capture de l'article Saigon Technology de mars 2026 sur l'écosystème IA du Vietnam
Saigon Technology, mars 2026 : « Vietnam’s AI Ecosystem: Policy, Talent Pool & Market Growth ». Capture du 25/08/2026.

8. Honnêteté oblige : le Vietnam est exposé lui aussi

Je ne vais pas vous vendre un Vietnam sans friction. Deux réalités sont à regarder en face :

Rapport TopCV : l'IT-logiciel figure parmi les secteurs vietnamiens les plus exposés à l'IA, à 16,92 %

D’abord, l’exposition : TopCV classe l’IT-logiciel parmi les cinq secteurs vietnamiens les plus exposés à la disruption par l’IA (16,92 %), tout en confirmant qu’il reste le secteur le mieux payé et le plus demandé du pays. Exposé et dominant à la fois : c’est le propre d’un secteur en pleine transformation.

Ensuite, la pyramide des compétences : les seniors capables de travailler en mode conception restent une minorité du volume total de développeurs, et la demande de profils seniors en IA dépasse l’offre d’environ 3 pour 1 (InCorp Vietnam, 2026). Les universités s’adaptent, avec un objectif de 5 000 diplômés IA par an d’ici 2028, mais aujourd’hui, les profils juniors et intermédiaires doivent évoluer vite. Mon sentiment, après treize ans sur place : le marché vietnamien est extrêmement agile, et je pense qu’il va se battre pour rattraper le niveau. C’est néanmoins un point à suivre, pas un détail.

Capture de l'article Vietnamnet de janvier 2026 sur l'IA et le marché du travail au Vietnam
Vietnamnet, janvier 2026 : « AI reshapes Vietnam’s job market, but IT still dominates on salary and demand ». Capture du 25/08/2026.

9. La variable décisive n’est plus le coût, c’est le pilotage

Si l’exécution basique se rapatrie, ce qui reste offshore est précisément ce qui exige relation, compréhension métier et continuité.

Admettons le scénario des études pro-agentique : les entreprises rapatrient l’exécution simple en interne, sur leurs agents, leurs serveurs, leurs données. Très bien, et c’est même souhaitable : la confiance aveugle accordée à un prestataire distant capable de couper l’accès aux serveurs et au code en un clic n’a jamais été un modèle sain. Mais ce mouvement ne supprime pas le besoin d’équipes à l’étranger, il le trie. Ce qui reste légitimement externalisé, c’est ce que l’IA ne fournit pas : la relation dans la durée, la compréhension du métier du client, la continuité sur un produit qu’on connaît.

Le modèle qui fonctionne, décrit aussi bien par Full Scale (« It’s a fully integrated team », Derrick Leggett, CIO d’AMC Theatres, à propos de son équipe distribuée) que par ma pratique quotidienne, consiste à intégrer l’équipe vietnamienne à cent pour cent dans l’entreprise : une seule équipe, une seule culture d’entreprise, deux localisations. Chacun gagne en expertise métier sur le projet, et chacun partage la sienne, qu’elle soit tech, marketing ou autre. C’est l’inverse exact de la ressource interchangeable et jetable, et c’est ce qui fait d’un déploiement au Vietnam un partenariat durable plutôt qu’une ligne d’économies.

Et il y a une réalité de marché qui rend ce sujet inévitable pour les entreprises françaises :

La France diplôme environ 46 500 ingénieurs par an quand les entreprises en cherchent près de 80 000

La France diplôme environ 46 500 ingénieurs par an (toutes spécialités, enquête IESF 2023) quand les entreprises cherchent à en recruter près de 80 000 (Syntec de l’ingénierie). Sur le seul numérique, Numeum documente des tensions de recrutement persistantes malgré plus de 11 000 embauches d’ingénieurs en 2024. Même en automatisant tout ce qui peut l’être, il faudra des humains pour concevoir et piloter, et il faudra aller en chercher une partie à l’étranger. Pas forcément au Vietnam. Mais dans un pays qui investit massivement dans la tech et qui possède le premier vivier IA d’Asie du Sud-Est, ce n’est objectivement pas le pire endroit où regarder.

10. Le test : trois questions à poser à votre équipe cette semaine

La conclusion de tout ce qui précède tient en deux phrases : l’IA ne tue pas l’offshore au Vietnam. Elle tue les équipes que personne ne pilote, et les contrats qui ne vendaient que du temps pas cher. Pour savoir de quel côté se trouve la vôtre, trois questions suffisent :

  1. Est-ce que quelqu’un chez vous a dit « non » à une de vos demandes ce mois-ci ? Un développeur qui refuse ou reformule une demande est un développeur qui a pris la responsabilité du projet : il vous conseille au lieu d’exécuter et de s’en débarrasser. Si personne ne dit jamais non, personne ne réfléchit à votre place, et vous êtes face à des preneurs d’ordres.
  2. Est-ce que vous payez du temps, ou un résultat ? Si votre facturation est une pure présence en jours-homme, vous êtes du mauvais côté de la bascule décrite en section 6. Demandez un engagement de résultat, et regardez la réaction.
  3. Est-ce que votre équipe sait pourquoi elle construit ce qu’elle construit ? Si non, c’est d’abord à vous de jouer : brief clair, partage de votre expertise métier. Et exigez en retour qu’on vous explique comment votre produit est construit. Une relation offshore saine est un échange de compétences, pas une location de bras.
Les trois questions à poser à son équipe tech pour savoir de quel côté de la bascule elle se trouve

11. Toutes les sources, pour vérifier vous-même

Citations reproduites mot pour mot dans leur langue d’origine ; traductions françaises de l’auteur. Captures d’écran du 25 août 2026. Chaque chiffre porte sa source et sa date ; ce qui n’était pas sourçable a été écarté ou corrigé.

Ceux qui annoncent la fin de l’offshore

Ceux qui défendent le terrain

Le Vietnam

Salaires et marché

La France

À propos de Scale in Peace

Je suis Nicolas Thành, chef de projet franco-vietnamien. J’aide les fondateurs français à piloter leur équipe tech au Vietnam : visibilité, livraisons dans le scope, sans réunion inutile.

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